|
Arame Fal, Traumatologue et médecin du travail
Odile Morilleau, Observatoire de l’Egalité Femmes / Hommes - Ville de Paris
Katherine Fleming - Directrice, Institut Remarque at l'ENS et Vice Chancellor - New York University
Débat animé par Diane-Flore Depachtere, DFD Consulting
Katherine Fleming, américaine, deux axes sur les femmes et l’académie du point de vue américain.
*Premier axe : On peut faire le constat que ce sont principalement les hommes qui ont fait avancer sa carrière. Problème du phénomène de « Misogynie féminine ». Les femmes qui réussissent à faire une belle carrière dans l académie veulent garder le privilège d’être les seules ayant réussie. Exemple : ayant 3 enfants aux Etats-Unis le système social n’est pas très développé. Cependant dans le milieu académique les femmes ont 4 mois de congé maternité. Lors de sa deuxième grossesse, Mme Fleming est allée voir la Chair du département, également femme. Celle –ci lui a fait comprendre que ce n’est pas une bonne idée de prendre le congé de maternité car cela donnait une image de faiblesse à la femme. Ce genre de réaction est récurrente, les femmes ne voulant pas faire avancer la carrière des autres femmes. Ce sont des femmes appartenant à une autre génération ayant eu beaucoup de difficultés pour avancer et réussir. Or aujourd’hui paradoxalement c’est plus simple pour les hommes d’assister les femmes dans leur carrière. Si on a réussit en tant que femme alors on peut entendre deux types de commentaires : soit on a réussit car ETANT femme soit parce qu’on a fait quelque chose pour ou avec un homme. On parle même aujourd’hui comme cela. Ce n’est pas très facile d’accepter l’assistance des hommes. Le président de l’Université de New York a dit que c’était le temps qu’une femme prenne la présidence de Université de New York. Or la seule chose que on n’a pas réussie par soi-même est bel et bien le fait d’être née femme. C’est le fruit de l’hasard biologique et non du travail. Accepter de faire quelque chose juste parce que je suis une femme est difficile car n’étant pas basé sur le travail.
Deuxième axe :
pour réussir une carrière dans l’académie la majeure partie du travail ne se trouve pas en classe mais à la maison. Il faut écrire, et on fait cela à la maison. Ecrire un livre avec des enfants est très difficile. Il y a un prix à payer pour faire une carrière dans l’Académie. Le mari fait remarquer qu’il doit s’occuper des enfants un samedi après midi, alors que pour son épouse c’est naturel de rester de faire cela.
Odile Morilleau, Observatoire de l’Egalité Femmes / Hommes - Ville de Paris : La femme dans la ville
La ville de Paris a 46 000 agents, 2 millions d’habitants, 53 % de femmes habitant Paris. Deux aspect : problématique de l’égalité en interne et externe.
Du point de vu interne : 46 000 agents sous le statut de fonction publique. La question qu’on peut se poser est quelle est ce que le secteur publique est plus protecteur de l’égalité femmes/ hommes que le secteur privé? Il n’avait pas de problème de égalité femme et homme jusqu’à 2001 avec l’arrivé de Bertrand de la Noé. A partir de ce moment on a commencé à découvrir qu’il y a des problèmes d’égalité à mesure que s’est positionné dans une politique d’égalité affirmée. Exemple : nomination de la 1ère adjointe, la parité de l’exécutif et la parité au niveau des hauts fonctionnaires et directeurs ; Les effectifs de la fonction publique représentent 58% de femmes mais seulement 12% des femmes occupent des postes à haute direction. Mais où sont le reste des femmes ? Evaporées ? Le maire de Paris a donc voulu contrôler cette « évaporation » et instaurer la parité dans les postes de direction aussi bien que des élus et des hauts fonctionnaires.
Une fois cela réalisé on a remarqué que d’autres problèmes persistent à Paris : inégalité des salaires, les statistiques sur les violences faites aux femmes restent très inquiétantes à Paris Exemple : en 2007, 3 000 plaintes déposées au commissariat de police sachant que seulement 20 % des femmes portent plainte.
En 2006 on a effectué un sondage sur les ressenties des femmes à Paris, 23% ont été victimes d’agression dans la sphère publique ou privé.
Il existe une exception française au niveau du travail des femmes. Elles représentent 50% de la population active, ayant néanmoins beaucoup d’enfants par rapport à leurs homologues européennes. Elles bénéficient d’un système de social assez protecteur avec des garderies, congés maternité, etc. bien réglementées. Mais en réalité on constate que les femmes portent la majeure responsabilité de la vie familiale. Si Madame a un colloque un samedi après midi c’est à elle de prévoir qui va garder les enfants, cela ne va pas s’organiser naturellement. Même avec des compagnons coopérants il y a un consensus qui dit que la femme porte la responsabilité finale de l’organisation de la vie familiale.
Les femmes ont une intégration dans la vie active différente que les hommes. Une fois de plus selon les statistiques, les femmes occupent plus les temps partiels que les hommes, avec une concentration dans les postes les moins qualifiés présentant des conditions de travail les plus difficiles. A Paris, on a interrogé les femmes occupant des postes a temps partiels. On a supposé que la raison était pour articuler la vie professionnelle et familiale. Mais en réalité 28% des femmes n’ont pas choisi délibérément le temps partiel et elles travailleraient à plein temps si elles le pouvaient.
A Paris il y a une forte proportion de la population est étrangère, donc outre les violences conjugales traditionnelles on doit faire face a des violences sexistes dont on a perdu l’habitude.
Exemple : les mariages forcés, les mutilations sexuelles. En effet les associations ont pensé éradiquer dans les années 80 les mutilations sexuelles chez les petites filles, or cela c’est déplacé vers les filles plus âgées. De plus les mutilations sexuelles précèdent souvent les mariages forcés. La violence conjugale est le « service après vente ». Ce sont des situations très difficiles pour les autorités de la ville car on a pensé que dans un pays développé on avait fini avec tout ça.
Exemple : Une exciseuse habite dans le 20ème arrondissement sur laquelle la police n’a pas encore mis la main dessus, mais dont le planning familial connaît l’existence.
Ces deux types de violences sont que la partie émergée de l’iceberg. Les discriminations persistent, basés sur une représentation complètement archaïque du rôle de la femme et de l‘homme. Des clubs de prévention à Paris fond remarquer que de plus en plus de filles sont cantonnés à la sphère privée et qu’à partir de l’âge de la puberté elles ne participent plus aux activités de loisir, sportives, animations au même titre que le fond les garçons. Sans intervention ses jeunes femmes auront le même sort que leurs grand-mères.
Pour remédier à ces problèmes, le maire de Paris a crée en 2002 le centre d’observation des inégalités entre femmes et hommes. Cet observatoire ayant une mission interne et externe. En externe des activités classiques identiques aux nombreux observatoires existant dans différents départements et villes, mais qui sont menacés en ce moment. Car ceux-ci vont être mélangés a d’autres services qui ne permettront plus a être efficaces. L’action phare interne contre les violences faites aux femmes est la mise en réseau des différents organismes (la police, la justice, hospitalier, etc.) qui permettent une prise en charge rapide et efficace au cas par cas des femmes, pour leur éviter un chemin de la croix administratif.
Autre sujet, la prostitution et la traite d’êtres humains. Il y a beaucoup de débats autour de la prostitution, sans entrer dans cette discussion, à Paris 70% femmes sur le trottoir, dans les bars ou les salons de massage ou dernier leurs écrans, sont des femmes victimes de la traite d’être humains. Donc une grande partie du travail consiste à soutenir les victimes en finançant les associations. Quant aux prostitués non victimes de la traite on s’efforce de les aider au niveau de la santé et de l’accompagnement social. Même n’ayant pas été victimes de la traite humaine, beaucoup de ces femmes sont étrangères sans papiers ce qui leur pose des problèmes pour avoir accès a différent services. Ces femmes ont également un problème de formation ou même d’alphabétisation. La mise en place de programmes de formation permet la réorientation vers des métiers autres que la prostitution.
Pour les femmes avec une situation professionnelle inférieur aux hommes, la ville de Paris a mis en place un programme des formations spécifiquement adaptées aux problématiques féminines comme un diplôme insuffisant ou problèmes liées à l’abandon de l’emploi pendant une longue durée.
De plus l’observatoire finance des structures de la ville et des associations qui aident les femmes créatrices d’entreprises. Le pourcentage des femmes créatrices d’entreprises est de 3°% à Paris, mais il est encore trop bas. Outre la création de l’entreprise il est important de soutenir et coacher les femmes pendant le début de l’activité de l’entreprise, pour permettre la pérennité de l’entreprise. En effet c’est dans cette période que l’entreprise est la plus fragile.
L’éducation et égalité des enfants sont un véritable enjeu pour la ville de Paris. La ville de Paris gère des services de petite enfance, des services périscolaires (centres de loisir et sportifs) et les services pour jeunes et adolescents. En dehors de cette action externe, en interne la ville de Paris s’efforce de promouvoir les bonnes pratiques professionnelles des agents (animateur de centre de loisirs, etc.).
Exemple 1: Il s’agit de faire comprendre aux animateurs de ne pas inciter les petites filles que aux jeux statiques et les garçons aux jeux tel que le football. Cela peut paraître caricatural mais ça correspond encore à la réalité.
Exemple 2: Dans un manuel scolaire de l’éducation nationale on peut lire les phrases suivantes : « Jean prend un bain de foule, Sophie prend un bain de mousse » « Papa rentre tard du travail, heureusement Maman a préparé le repas ». La lutte contre le stéréotype commence ici.
Bien sûr ce ne sont pas les centres de loisir et les crèches qui vont lutter seul contre les stéréotypes, mais ce sont une petite pierre nécessaire à l’édifice.
Autre enjeu est le rôle des père et aussi dont le service public traite les pères. Il y a un grand travail pour les crèches et les services de petites enfance a faire, pour les faire réaliser que les pères sont aussi des parents qui peuvent prendre en charge des enfants.
Exemple : lorsque une petite fille tomba malade la direction de la crèche n’a pensé à appeler le père seulement à 17h faute de ne pas pouvoir joindre la mère toute la journée.
Si on veut que les femmes s’investissent dans la vie professionnelle il faut bien que les hommes puissent s’investir plus dans la vie familiale.
Enfin sur le plan de l’égalité professionnelle des agents de la ville de Paris : quand le maire de Paris a décidé de lancer un plan d’égalité des agents de la ville de Paris, il y a eu un grand ricanement au sein des agents. L’idée du maire était rejeté car premièrement étant agents publiques ils considéraient avoir un poste particulièrement protégé. De plus recruté sur concours il n’y avait pas de discrimination et le parcours professionnel était que le fruit des qualités professionnelles de chacun en dehors du genre. On a donc commandé un diagnostic au CREDOC, ayant une bonne réputation. Le diagnostic a mit en exergue les problèmes au sein de la fonction publique comme le cloisonnement des femmes et des hommes dans différent types de métiers (les femmes dans la petite enfance et le social et les hommes dans les métier techniques tel que l’informatique), la baisse de la proportion des femmes plus on s’élevait dans les postes à responsabilité. Même dans les services sociaux, il avait un nombre d’hommes beaucoup plus important dans l’encadrement. Surtout on a mit en avant que même dans la fonction publique il y a une différence de rémunération entre les femmes et les hommes, alors que la plus grande partie de la rémunération est fixe étant du salaire. L’autre partie du salaire est formée par les primes, les heures supplémentaires, etc. On a vu que les femmes étaient principalement les variables d’ajustement de la vie familiale, prenant des congés parentaux ou les temps partiels.
Une autre tendance plus comique dans le service public les hommes ont droit à 14 jours de congé de paternité. Pour les salariés du privé c’est plus difficile car ils n’ont pas leur pleine rémunération, c’est une prestation sociale donc il y a une perte financière. On a fait des statistiques, pour constater que seulement 75% des agents pères prenaient le congé paternité complet. Pourquoi ? On aussi découvert que se sont majoritairement les cadres qui ne prennent pas les congés paternité ; En allant voir le DHR celui-ci a répondu que les agents cadres avait « quand même un travail intéressant », comme si l’accueil d’un enfant était inintéressant et répétitif.
Ce diagnostic et les statistiques ont donné les grandes lignes du plan d’égalité c’est-à-dire agir sur la mixité, le déroulement des carrières, la culture d’égalité à l intérieur du service, sur la représentation équilibrée es hommes et des femmes dans les instances d’importance (exemple : les jury de concours), sur l’articulation des temps de vie professionnelle et personnelle. On a donc demandé a chacune des directions de faire un diagnostic la situation sur ces plans là et de donner un plan d’action.
La 1ère évaluation des plans d’action est assez encourageante, malgré le fait que les actions n’auront des effets qu’a long terme.
Exemple : réorientation des jeunes gens vers des cursus où il y a un problème de mixité.
Il s’agir donc d’agir en amont sur le vivier et en interne sur les représentations des métiers avec beaucoup de travail de communication.
Les plans d’égalité ne sont pas fondamentalement différents des plans des entreprises. Mais il est certain qu’on se demande maintenant si on va concourir au label égalité, mis en place par le gouvernement, pour donner une plus grande visibilité à l’action de l’observatoire. Sachant que plusieurs entreprises et une collectivité locale l’ont obtenu. Ce qui reste scandaleux est que le label d’égalité est très cher pour les entreprises et collectivités ayant une bonne conduite sans sanction pour la mauvaise conduite.
Ce n’est pas un mouvement isolé, le conseil des communes des régions d’Europe, qui réunit beaucoup de collectivité en Europe, a mis en place une Charte de l’égalité dans la vie locale. Ce n’est pas parce que des lois sont votés au niveau européen et national, pour qu’elles soient réellement appliquées localement. Cette Charte a été ratifié par 750 communes ou collectivités dans 21 pays européens pour le moment. Elle pourrait permettre d’avancer sur le plan européen.
Arame Fal, Traumatologue et médecin du travail
« Depuis que j’étais petite on m’a dit que les filles étaient les meilleures élevées et qu’à l’université on était les premières. Alors logiquement il devrait avoir beaucoup de femmes en médecine. Est-ce que l’égalité existe dans le milieu médical ? »
Arame Fal, Traumatologue et médecin du travail
Remerciement à la Présidente.
Née en France de parents d’origine africaine, elle a fait les études de médecine à Paris. Elle a effectué la 1ère partie de la carrière professionnelle comme chirurgien orthopédiste traumatologue et elle a été emmenée a voyager beaucoup : Côte d’Ivoire, Etats-Unis (2 ans) retour en France depuis 6 ans comme chirurgien vacataire et ayant passé un diplôme supplémentaire elle exerce le métier de médecin du travail.
Sur l’intégration des femmes dans le milieu médical, il ne s’agit pas de technicité ni de savoir, car les filles sont très brillantes et le cursus c’est fortement féminisé, mais d’inégalités par spécialité. L’évolution est frappante sur long terme, dans la discipline comme la chirurgie il n’y a que 10% de femmes alors que dans la pédiatrie, gynécologie ou radiologie on rencontre jusqu’à 80% de femmes. C’est surtout frappant par rapport aux évolutions technologiques, ainsi il y a 20 ans un chirurgien devait être capable de soulever 100kg pour opérer une jambe alors qu’aujourd’hui il y des machines pour faire cela.
Un des facteurs majeur des inégalités sont les contraintes liées à la double vie de femmes, sachant qu’en tant que médecin on doit faire face aux appels d’urgence, service de nuit, ou à la disponibilité le week-end. On en arrive alors au constat suivant : une jeune femme interne dans une spécialité difficile, si elle persiste, sacrifie quasiment sa vie de femme, à moins qu’elle ne choisisse une spécialité plus aisée, qui donne plus de disponibilités et permette de concilier cela avec une vie familiale traditionnelle.
Il faudrait qu’au niveau de l’éducation, on arrive à dépasser certains schémas, notamment ceux de la petite enfance (« Maman prépare le dîner, Papa lit son journal »), et certains freins car beaucoup d’horizons s’ouvrent encore aux femmes sur le plan professionnel. Les jeunes filles doivent savoir qu’aucune porte ne leur est fermée. Ce phénomène s’observe dans les pays nordiques ou les pays de l’Est où le taux de féminisation atteints 50 % dans des professions dites « purement masculines ». La problématique demeure toutefois inquiétante : alors que nous sommes dans une période où nous avons besoin de toutes les compétences, de toutes les intelligences pour la productivité, on constate une déperdition énorme de femmes, même pour faire fonctionner certaine infrastructures. D’autre part, il persiste un contexte attribué aux qualités « non féminines », à savoir que les femmes seraient moins ambitieuses et moins tenaces, professionnellement parlant. Ce phénomène est constaté dans les instances de direction où l‘on trouve très peu de femmes, et il dépasse les sous secteurs : alors que dans le tertiaire, on trouve 80 % de femmes, dans le domaine du bâtiment, elles ne sont que 40 %. Il faudrait effectuer un état des lieux exhaustif de ce qui se passe sur le terrain et mettre l’accent sur l’information des femmes, afin de leur donner les moyens d’atteindre certaines perspectives, avec l’application de sanctions, même si la coercition n’est pas recommandée. Ainsi il vaut mieux encourager, éduquer les mamans, les jeunes filles, pour éviter que les petite filles ne s’interdisent certaines professions, inconsciemment.
La médecine du travail a constaté une évolution frappante des pathologies professionnelles au sein de la population féminine, évolution qui varie avec la proportions de femmes suivant les domaines. Il existe préjugés : ainsi, on imagine assez mal des femmes atteintes de « troubles musculo-squelettiques », une pathologie due à une contrainte physique et qui, il y a 20 ou 30 ans n’existait soi-disant que chez le homme puisque c’est eux qui faisaient les travaux pénibles. Pourtant, on en dénombre aujourd’hui chez les femmes, pas forcement celles qui travaillent dans des conditions pénibles car une femme qui fait de la saisie informatique 8h par jour peut avoir « les tendons qui lâchent » , et en ressentir une douleur qui la gêne dans son travail. Ce phénomène peut s’appliquer à la colonne vertébrale ainsi qu’aux membres. Des études épidémiologiques se développent dans ce sens et aboutissent à un constat : il faudrait adapter l’ergonomie, les équipements de travail pour certaines professions dites pénibles à la plus grande proportion de femmes qui commencent à arriver sur le marché.
Il existe trois autres problématique qui ne seront ici que citées :
*
les addiction (tabac, drogue, alcool) : l’ancienne génération de femmes ne fumait pas beaucoup, n’était pas censées boire en encore moins se droguer . Aujourd’hui en revanche la parité progresse dans ce domaine.
*
le stress (devant lequel nous sommes tous égaux) : il est pourvoyeur de longs arrêts maladie voire de précarité car le retour au travail s’avère difficile, avec parfois des cas d’inaptitude à prononcer. Il existe de spécificités chez la femme car le stress est parfois du à une auto-dévalorisation qui lui fera perdre le goût de son travail, la fera se dévaloriser, le tout ajouté à une moins bonne rémunération. Tout cela va entraîner une baisse de l’estime de soi. On notera aussi les cas de harcèlements, véritables violences faites aux femmes.
*
Les contraintes socio-économique :
Il faut donc, après un état des lieux exhaustif, proposer des solutions et tenter de les appliquer, solutions reposant sur des piliers importants comme l’éducation, la détermination, et ce à l’aide d’outils dont nous disposons actuellement : les textes de loi.
Animatrice : Diane-Flore Depachtere, DFD Consulting
La seule commune qui a obtenue le label d’égalité est la ville de Rennes
L’Union Européenne est dans la même situation que beaucoup de pays : il existe au niveau de l’U.E. des textes qui ont beaucoup fait progresser le statut des femmes dans la loi, notamment au niveau de l’égalité professionnelle. Le souci demeure dans l’application de ces textes, c’est pourquoi un groupe de réflexion, semblable à celui-ci, a été créé. Il existe aussi des associations comme « Choisir la cause de femmes » qui s’est livré l’an dernier à une recherche de textes législatifs pour essayer de promouvoir, dans toute la législation européenne, la clause de l’Européenne la plus favorisée. Cette réflexion est d’autant plus importante que l’ « Europe des 25 » a également apporter des facteurs de régression vis-à-vis desquels il faut être vigilants.
Concernant l’Europe, cela apporte de possibilités de procédure d’infraction par rapport aux pays qui n’ont pas mis en œuvre dans leur législation nationale, les directives européennes. Toutefois, même si ces directives sont mises en œuvre dans la législation nationale, encore faudrait-il qu’elles soient appliquées. De la même façon, les procédure d’infractions européennes ne sont lancées que si le lobby européen des femmes et ce genre de structures fait assez de pression pour mettre le sujet à l’ordre du jour.
Par rapport aux actions développées dans le secteur public pour les femmes, sur la problématique des violences faites aux femmes, la législation en France a changé récemment grâce à des actions de terrain au niveau de la justice c’est-à-dire que jusqu’ici, dans le cadre des violences conjugales, quand une femme portait plainte et qu’elle était en danger, elle devait quitter le domicile conjugal ce qui représentait un frein total, surtout lorsqu’il fallait partir avec les enfant, sans revenu, sans travail, et ce sans compter que le dépôt de plainte se faisait parfois par le biais de main courante qui ne faisaient pas fois
Au niveau du tribunal de grande instance de Douhaix, le Procureur de la République -un homme de surcroît- a mis en place avec les services sociaux et le service de police de la circonscription de Douhaix, une action pilote où, en cas de dépôt de plainte à quel niveau que de soit, c’est à l’homme, à l’agresseur de quitter le domicile conjugal, avec accord avec l’association Emmaüs où il avait l’obligation d’hébergement. La loi a été changée pour aider les victimes de violence conjugales à pouvoir rester dans le domicile et avoir le soutien financier nécessaire.
Cette avancée législative n’est pas appliquée partout et se heurte au fait que les femmes laissent abandonne souvent leur domicile en urgence, domicile qu’il est très difficile de « récupérer » par la suite. Par fois elles-même ne le souhaitent pas car elle craigne le harcèlement qui pourrait découler du dépôt de plainte. Ce que beaucoup de femmes voudrait en revanche, ce sont des logements dont l’adresse serait gardée confidentielle. Cela est difficilement concevable au vue de la pénurie de logement actuelle, plus particulièrement dans la région parisienne. Il existe néanmoins des centre d’hébergement pour femmes victimes de violence dont on essaie de garder les adresse secrète pour les protéger. Toutefois, les problèmes resurgissent lors de leurs sorties de ces centres, car elles n’ont pas toujours l’attribution de l’ancien domicile et sont obligées de reconstruire leur vie en cherchant un nouveau logement, sans compter les changements d’écoles pourles enfants etc. etc. . L’application de ces mesures serait facilitée par un travail de toutes les institutions concernées.
Que l’on soit en Afrique, en Inde ou en Amérique, ce n’est pas le fait d’être une femme qui pose problème. La discrimination est socio-économique mais travail peut être fait par les personne pour assumer leurs problèmes et essayer de s’en sortir. Le comportement influe également : parfois, les femmes s’autocensure et s’interdisent certains actes, certains choix, certaines professions, ce qui projettent une image aux autres qui nous la renvoient. |